CHAPITRE IX.
J/j?
nir à eux, pour contraindre ies carabiniers à leurlivrer ce général qu’ils leur avaient déjà demandé ,et qu’ils avaient refusé de leur remettre.
Dès que j’appris cet événement, je me décidai àrassembler des troupes et à marcher contre Nancy;mais je ne pouvais employer ni celles de la garnisonde Metz , ni même celles des villes voisines; l’es-prit d’insurrection agitait encore presque toutel’infanterie française, et je savais que les soldatsavaient promis à ceux du régiment du roi de nepoint agir contre eux, dans le cas où on le leur or-donnerait. Je n’avais aucune infanterie étrangèreauprès de moi; je craignais d’employer les gardes •nationales sur lesquelles je comptais peu; je prisdonc le parti d’expédier des ordres pour faire mar-cher quelques bataillons suisses et allemands, ainsique quelques régimens de cavalerie, et je parvinsheureusement à faire sortir de Metz un petit traind’artillerie de huit pièces de canon. J’en partismoi-même , le 28 août, secrètement, craignantque les soldats de la garnison ne m’en empêchas-sent. J’arrivai le même jour à Toul , où je trouvaiun bataillon suisse et un régiment de cavalerie.J’appris en arrivant que les carabiniers, aprèss’être refuse's à livrer M. de Malseigne, aprèsmême un petit combat contre la garnison deNancy , qu’ils avaient forcée à se retirer fort eudésordre dans celte ville, s’étaient mis en insur-rection le lendemain, avaient arrêté leur général,l’avaient fait conduire par un détachement à
1 O*