I y6 MÉMOIRES DU MARQUIS DE ROUILLÉ .
» L’accélerarion des travaux de l’Assemblée estplus utile que jamais : je regardais la réunion du partipopulaire comme un moyen de finir vite et mieux,que dans toute autre hypothèse, pourvu qu’on fûtconvenu de principes certains, nommément surl’administration et sur toutes les fonctions du pou-voir exécutif ; mais les haines et les amours-propress’y opposent. J’ai reconnu . dans mes conversationsavec les chefs des clubs, que leurs idées sont bienplus rapprochées que leurs sentimens; je ne vaisdans ce moment ni à l’un ni à l’autre, restantavec mes amis, recevant tout le monde, et soute-nant tous ceux qui sont pour la liberté, la constitu-tion et l’ordre public. On a formé un comité derévision, dont les travaux influeront presque en-tièrement sur la rédaction de la constitution; il estbien important qu’il fasse une bonne séparation desprincipes et des articles vraiment constitutionnelsd’avec les décrets réglémentaires, et tout ce qu’ondonnera à réformer aux législateurs. Si ce comités’entend bien, il peut faire un travail d’autant plusutile qu’il est composé de membres des deux partis po-pulaires , et qu’il en passerait plus vite à l’Assemblée.
» Bonjour, mon cher cousin; donnez-moi vosordres sur toutes les commissions que vous aurezà faire, pour nous mettre en état de nous défendrede tous nos voisins : j’ai le plaisir de vous appren-dre que les aristocrates vous ont retiré leur incom-mode amitié, depuis que vous avez sauvé la patrieà Nancy .