CHAPITRE JX.
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» Agréez , mon cher cousin, ma tendre et fidèleamitié.
» L* F**+. »
Les jacobins, furieux que leurs projets eussentéchoué, particulièrement à Nancy , excitèrent lapopulace de Paris contre La Fayette , contre leministre de la guerre et contre moi ; elle demandanos têtes, et M. de La Tour-du-Pin eut bien de lapeine à garantir la sienne. L’Assemblée, soit parles intrigues du duc d’Orléans , soit par la crainteque lui inspirèrent les mouvemens populaires etles menaces de la multitude dirigée par les orléa-nistes , ordonna l’examen de la conduite du mi-nistre et de la mienne dans cette affaire , quoi-qu’elle l’eût déjà approuvée ; elle nomma descommissaires choisis dans le parti d’Orléans , pourl’examiner. Le rapport de cette affaire fut faitpeu de mois après par Sillery : notre conduite ,dirigée par la loi et fondée sur les décrets de l’As-semblée , n’ayant présenté rien de repréhensible ,M. de La Tour-du-Pin et moi nous fûmes approu-vés. La faiblesse de cette Assemblée à revenir surune affaire déjà jugée par elle, montrait les causesqui l’influençaient sur ses démarches et ses déli-bérations.
11 était question de faire rendre un décret parl’Assemblée pour resserrer les liens de la disciplinemilitaire , en rappelant l’exécution des anciennesordonnances ou en en faisant de nouvelles ; de fairequelques ehangemens au code pénal pour l’armée,
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