CHAPITRE- IX.
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dance fut moins active par la suite, et je ne cite-rai plus que deux de ses lettres. J’ai cru que souaide-de-camp Desmottes, qui m’avait accompagnédans mes tournées , avait pu deviner mes vraissentimens et l’en avait instruit.
D'après la situation des provinces que j'avais par-courues , la disposition du peuple , des autorités-constituées de l’armée; d’après la position mal-heureuse du roi et de la famille royale, dont chaquejour on raccourcissait la chaîne , je n’entrevis plusqu’une seule ressource, non pour rétablir l’anciennemonarchie ( d n’était déjà plus temps) , mais aumoins pour en sauver quelques débris , rendre auroi sa liberté , une partie de sa dignité et quelqueslambeaux de son autorité. Ce moyen était d’en-gager l’empereur, son allié , de faire avancer quel-ques troupes sur la frontière ; et il le pouvait d’au-tant plus qu’il venait de consommer la soumissiondes Pays-Bas où il avait alors une armée. Il auraitréclamé les droits des princes allemands posses-sionnés en Alsace et en Lorraine , qui avaient étéviolés par les décrets de l’Assemblée , ce qui auraitservi de prétexte aux mouvemens de ses troupes etaux hostilités qu’il aurait annoncées ; j’en aurais euun pour rassembler une armée composée des meil-leurs régimens, bien persuadé que, dans cette cir-constance , on n’aurait pas osé en confier le com-mandement à un autre qu’à moi, ayant alors laconfiance des gardes nationales et des peuples desfrontières. J’aurais fait présenter une adresse par
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