CHAPITRE XI.
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j’avais faites; je le chargeai de les lui expliquer,de prendre les ordres de Sa Majesté , et de venir àla fin du mois, ou au commencement de mai, meporter ses dernières volontés (i). Cet officier avaitété chargé de reconnaître la route et le pays deMontmédy, jusqu’à Châlons , dans le plus granddétail : mes dispositions avaient été faites sur sesobservations qu’il devait communiquer au roi, àqui je mandais que je ne voyais aucun mouvementde troupes autrichiennes sur la frontière, et je leconjurai encore d’attendre qu’elles fussent arrivéesavant que de se décider à entreprendre son voyage.
M. de Goguelat revint dans les premiers joursde mai ; il me porta une lettre du roi qui m’assuraitque les troupes autrichiennes seraient rendues àArlon le 12 juin, et qu’il comptait partir le i 5 ;mais que cependant il m’instruirait plus positi-vement du jour qu’il fixerait pour son départ ;qu’il m’engageait à faire tous les préparatifs dedétail. Je répondis au roi que, dans les premiersjours de juin, mes dispositions seraient entière-ment faites ; que je lui enverrais M. le duc de
( 1 ) M. de Goguelat était un officiera la suite de 1 état-major del’armée , qui avait acquis de la célébrité , en insultant le duc d’Or-léans grièvement dans les appartemens du roi , au moment où ceprince avait sollicité une audience de Sa Majesté pour lui demanderpardon; ce qui lavait outré, et lui avait fait, pour le moment ,renoncer à cette démarche. On a cru , dans le temps , que ce pro-cédé violent avait été suggéré à M. de Goguelat. Quoi qu’il enspit , 1 intérêt de la mue était assez fort pour qu'elle m'ait recom-mandé de l'emplovcr dans celte circonstance, M. de B.