CHAPITRE XI.
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aux aulres et avec le peuple; que M. de Damasétait arrivé avec deux ou trois officiers, ses dragonsn’ayant pas voulu lui obéir et le suivre. Je jugeaialors que les dispositions n’avaient pas été suivies,et que mes ordres n’avaient point été exécutés, sansqu’il me fût possible d’en deviner la cause.
Cependant le régiment de royal-allemand ar-rivait. Je proposai au général d’Hotfelize et auxofficiers de chercher un passage, et de suivre pen-dant trois à quatre lieues la voiture du roi , pourtâcher de l’atteindre (ce qui n’était plus possible ).J’envoyai des cavaliers le long de la rivière , cher-cher des gués, au-dessus et au-dessous de la ville ,où je vis beaucoup de gardes nationales sous lesarmes. Quoiqu’il y eût des passages, on n’en trouvapas. Pendant ce temps nous apprîmes que la gar-nison de Metz et celle de Verdun marchaient surVarennes avec du canon; la dernière en était mêmeà peu de distance et animée d’une rage et d’unelureur contre le roi, qu’on ne peut exprimer; toutesles gardes nationales et tout le peuple du paysétaient en mouvement; il ne restait donc plus deressource, et il n’y avait plus d’espoir; les cavaliersmême montraient de la répugnance à aller plusloin, et les officiers me représentèrent que leschevaux , harassés par la fatigue de la route, nepouvaient aller davantage sans rafraîchir, et letemps quon aurait perdu pour cela aurait encoreaugmenté la difficulté de joindre et de sauver le roi.Je me décidai donc à ramener le régiment de