25o mémoires dü marquis de rouillé.traints d’at tendre les ordres de l’Assemblée. Enmême temps il partit des courriers pour Metz , pourVerdun , et pour toutes les grandes villes, qui an-nonçaient que je marchais avec des troupes pourdélivrer le roi. Le commandant de l’escadrond’hussards à Varennes, jeune homme qui n’étaitpas encore instruit que le roi dût passer, mais qui'devait l’être par M. de Gogueiat à son retour ,croyant seulement qu’on attendait un trésor auquelil devait donner une escorte , ri’avait pas rassemblésa troupe : ses hussards s’étaient mêlés avec lepeuple; et quand il voulut les réunir, ils refusèrentde lui obéir. Les deux officiers que j’avais envoyésà Varennes, étaient restés , ainsi qu’ils en avaientl’ordre , dans l’auberge où étaient les chevaux pourle roi, attendant M. de Gogueiat, et ignorant cequi se passait dans la ville. M. de Gogueiat arriveavec M. de Cboiseul trois quarts-d’heure après l’ar-restation du roi; ils se laissent reconnaître par lesgardes nationales qui font mettre pied à terre à leursdétachemens pour entrer dans la ville : ils de-mandent à parler au roi ; on le leur permet : leroi leur dit de se tenir tranquilles, de ne pas em-ployer la violence pour le tirer de sa position; quej’aurais le temps d’arriver, et que d’ailleurs, à lamanière dont les principaux membres de la muni-cipalité lu lavaient parlé, il devait croire qu’ils lelaisseraient partir. Effectivement ils avaient été unmoment dans l’indécision , et le roi doutait encorequ’ils attendissent des ordres de Paris pour lui
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