CHAPITRE XI.
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laisser continuer son voyage. M. de Goguelat sortet demande aux hussards s’ils étaient pour le roi oupour la nation; ils se mirent à crier: Vive la nation!nous tenons et nous tiendrons toujours pour elle.Un sergent de la garde nationale prend le com-mandement de ces hussards, dont le commandantse réunit aux deux officiers que j’avais envoyés àVarennes, et vint avec eux m’avertir. Ces deuxofficiers avaient essuyé des coups de fusil eu vou-lant se rendre auprès du roi , et n’avaient pu levoir.
Un aide-de-camp de M. de La Fayette , M. Ro-meuf, arriva à Varennes sur les sept heures dumatin, et porta un ordre de l’Assemblée à lamunicipalité pour renvoyer le roi à Paris , qui ré-pondit une seconde fois à M. Desion qui lui de-mandait ses ordres : « Je suis prisonnier, ainsi jene puis en donner. » Ce fut en vain que cet offi-cier voulut parler en allemand à la reine pour l’en-gager à prendre quelques moyens de retarder sondépart, afin de me donner le temps d’arriver : ellefondit en larmes; elle ne lui répondit autre chose ,sinon : « On nous entend, ne me parlez pas. »lels sont les faits que j’ai pu recueillir sur cettegrande et malheureuse entreprise , sur le succès delaquelle, ainsi qu’on a pu le voir, j’avais très-peucompté. Je dois ajouter que la disposition dupeuple, et particulièrement des troupes, était undélire de fureur contre le roi, qui se manifesta àMetz et à Verdun principalement. Les canonniers