CHAPITRE XII. 287
» nécessaires. » Cela fut ainsi convenu; mais laprotestation du côté droit ayant été connue, et sapersévérance à ne plus voter ôtant toute espé-rance aux constitutionnels de réussir dans leursprojets de révision, que les jacobins contrariaientde toutes leurs forces , ils y renoncèrent. Malouet,qui n’avait pas avec eux de communications régu-lières, n’en fit pas moins son attaque. Il rejeta so-lennellement l’acte constitutionnel, comme anti-monarchique , et d’une exécution impraticable surplusieurs points. Le développement de ses motifscommençait déjà à faire une grande impression,lorsque Chapelier, qui n’espérait plus rien de l’exé-cution de la convention , la rompit et cria au blas-phème, en interrompant l’orateur, et demandantqu’on le fît descendre de la tribune; ce qui fut or-donné. Le lendemain , il avoua qu’il avait eu tort;mais il dit que lui et les siens avaient perdu touteespérance , du moment où il n’y avait plus aucunsecours à attendre du côté droit.
« 11 fallait bien vous faire cette longue histoire,pour que vous ne perdissiez pas toute confianceen mes pronostics. Ils sont tristes maintenant; lemal est extrême ; et pour le réparer, je ne vois niau dedans ni au dehors qu’un seul remède, quiest la reunion de la force à la raison. «
Cette lettre , et d autres détails qui me parvin-rent dans le meme temps, me firent envisagerlétat de la France , sinon comme désespéré, au