CHAPITRE XIII.
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Si je savais aussi bien celle de la guerre, je necraindrais pas les Luckner ni les Rochambeau ;mais, comme j’aurai avec moi de bons soldats etun bon second, je ne doute pas du succès.
» Sur ce, je prie Dieu qu’il vous ait, Monsieurle marquis de Bouille, dans sa sainte et digne garde.
» Votre très -affectionné, , Gustave. »
On voit que ce prince comptait beaucoup sur lesdispositions de l’impe'ratrice de Russie , et sur lapart active quelle prendrait dans la confédération,et qui s’est bornée à des démonstrations. Le roi deSuède était dans l’erreur, et je doute que Cathe-rine lui eût jamais confié les dix-huit mille Russesqu’elle lui avait promis. Je suis persuadé, d’ailleurs,que l’empereur et le roi de Prusse ne lui avaientcommuniqué ni leurs vues ni leurs projets. Ilsavaient l’un et l’autre personnellement, plus que del’éloignement pour lui ; et ils désiraient qu’il ne prîtaucune part active dans les affaires de France .
Le i er de mars, l’empereur Léopold mourut. Ilest bien certain qu’il ne voulait pas la guerre. Ils’agit de savoir si le parti jacobin, qui dominaiten France , qui la désirait et qui la déclara peu detemps après, pour avoir un moyen de détruire to-talement la monarchie , de faire périr le roi et d’é-tablir la république, ne l’aurait pas également al-lumée. Il est vrai que l’électeur de Mayence , quiavait des relations très-intimes avec le cabinet deVienne , me dit, quand les Français la déclarèrent