CHAPITRE XIV.
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tremper dans un aussi lâche complot. De ce nom-bre fut le célèbre maréchal Fersen, avec qui il seréconcilia, ainsi que le comte de Brahé, le pre-mier de l’ordre de la noblesse, et le premier del’opposition. Il dit avec grâce à ce dernier: « Jesuis consolé de cet accident, parce qu’il me faitretrouver mes anciens amis. »
Ses discours, ni même ses actions n’annon-çaient pas qu’il se crût aussi près de sa fin ; maisquand il la sentit approcher , il la soutint sansfaiblesse, comme il la reçut sans surprise. La pré-sence d’esprit qu’il conserva jusqu’au dernier mo-ment, lui donna le temps d’ajouter à son testamentun codicile concernant l’éducation de son fils,en disant au sujet de ce prince , et ce mot le ca-ractérise : « Il ne sera majeur qu’à dix-huit ans,mais j’espère qu’il se fera roi à seize. » 11 désiraitque son fils l’imitât, et comme lui ne perdît pas unmoment de la royauté. Il l’exerça jusqu’à son der-nier soupir, en signant un brevet de grand gou-verneur de la ville de Stockholm , pour le barond’Armfeld , son favori, et il lui dit : « Donnez-moi votre parole de chevalier , que vous servirezmon fils aussi fidèlement que vous m’avez servi. »Il se confessa à son grand aumônier à qui il dit :« Je doute que j’aie un grand mérite devant Dieu ,mais au moins puis-je assurer que je n’ai fait demal à personne avec intention. » Il comptait rece-voir les sacremens selon les formes de l’Égliseluthérienne , et voir la reine qu’il n’avait pas reçue
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