CHAPITRE XIV.
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qu'il serait peut-être avantageux de renouer cettenégociation qui pourrait mener à un arrangementraisonnable et en même temps convenable à tousles partis. J’ai lieu de croire quelle l’a été, et queDnmouriez s’est montré, dans la campagne quisuivit, aussi habile négociateur que bon général.J’ignorais alors toute la scélératesse des hommesqui gouvernaient la France , dont j’avais égalementmal jugé les ressources.
Après être resté quelques jours à Magdebourg ,je retournai à Mayence où il y eut, peu de tempsaprès, une entrevue entre l’empereur et le roi dePrusse, qui fut déclaré chef de la confédérationgermanique ; car plusieurs des princes d’Allemagne y étaient entrés, entre autres les électeurs ecclé-siastiques, le landgrave de Hesse et quelques sou-verains riverains du Rhin . L’empereur se fit cou-ronner à Francfort . L’armée prussienne se rassem-bla sur la rive droite du Rhin , entre Coblentz etMayence , dans le courant de juillet. Le roi dePrusse se rendit dans cette première ville où ilétablit son quartier-général. Il me fit proposer,par le duc de Brunswick, de commander six millehommes de troupes de Mayence et dix prince deDarmstadt , son beau-frère; mais des difficultésd’argent empêchèrent cet arrangement. Ces der-nières troupes ne furent pas employées : je ne le fusdonc pas dans cette qualité, et je servis commevolontaire avec le prince de Gondé qui m’avaitinspiré beaucoup d’estime et de confiance.