CONCLUSION.
Je terminerai ici cette partie de nies Mémoiresayant cessé de jouer un rôle assez actif dans les;événemens qui se sont passés depuis.
J’ignore si les faits que j’ai cités auront pu in-téresser ; j’espère, au moins, qu’ils auront servi àme justifier des calomnies atroces dont on m’aaccablé : c’était mon unique objet en écrivant cesMémoiresr Je n’excuse en aucune manière maconduite politique , dans laquelle on reconnaîtrasans doute beaucoup de fautes produites par defaux calculs, de fausses mesures, et souvent parmon humeur et ma prévention que je n’ai pasassez contenues. La Fontaine a dit quelque part:Chassez le naturel, il revient au galop ; c’est unevérité que j’ai souvent éprouvée. Si je me re-trouvais dans les circonstances critiques, et jepeux dire.extraordinaires, où j’ai été, je tiendraisune conduite différente à bien des égards, sanschanger mes principes moraux, sur lesquels, j’ensuis persuadé, on ne trouvera aucun reproche à mefaire. Quoique pénétré de respect et de vénérationpour les vertus de Louis XVI , et d’une sensibilitéreligieuse pour ses malheurs, ce n’est pas à sapersonne seule que je me suis dévoué , mais auroi de France et à la monarchie française. Jecroyais celle-ci nécessaire pour gouverner un