CONCLUSION.
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coeur, et a réglé mes démarches dans le peu derapports que j’ai eus avec nos princes, avec lespuissances étrangères, leurs généraux et leursministres.
Puissent les fautes qu’on trouvera dans ma con-duite, être utiles à ceux qui, comme moi , aurontconservé la même fidélité a leur roi et le mêmeattachement à leur patrie , et qui auront, dans descirconstances à peu près semblables ( lesquelles peu-vent naître ailleurs qu’en France ), la même vo-lonté de les servir ! Puissent-ils, plus heureux quemoi, réussir dans leurs nobles entreprises!
Les personnes éclairées qui liront ces Mémoirespourront juger si mes réflexions sur les hommesqui ont gouverné la France dans les derniers temps ,et qui ont eu le plus de part à cette révolution ,sont justement motivées. J’ai cherché à évitertoute personnalité, n’ajant conservé aucun senti-ment de haine ni de jalousie, que l’ambition en-tretient dans le cœur des hommes et qui s’éteignentavec elle. Plusieurs des acteurs , dans ces grandsévénemens, sont morts. Le jugement sur leurconduite politique appartient à la postérité quidoit les juger avec d’autant plus d’impartialité etde sévérité, qu’ils ne peuvent plus détruire le bienqu’ils ont fait, ni réparer les fautes qu’ils ont com-mises. Sans doute ceux qui vivent encore méritentplus de ménagement : leur conduite peut changerainsi que leurs principes. Combien d’hommes cé-lèbres l’histoire ne nous présente-t-elle pas grands