F.T PIÈCES OFFICIELLES. 4°7
taire-greffier de la municipalité de Nancy , le a septembre 1790.Signé Mienne. »
Copie de la lettre adressée par M. de Bouille à M. de Noue.
« Je suis arrivé en vertu d’un décret de l’Assemblée nationale ,'sanctionné par le roi, pour rétablir l’ordre dans la ville de Nancy ,et la discipline parmi les troupes de celte ville. Si les soldats, hon-teux de tant d’excès, veulent donner un acte de repentir, le pre-mier témoignage que j’en demande, c’est la délivrance de M. deMalseigne,à qui j’ordonne de venir me joindre, sur les dix heures ;je ferai ensuite connaître mes ordres ultérieurs ; sinon je rallieraiaux troupes fidèles tous les bons citoyens des gardes nationales , etces soldats , traîtres à la patrie , verront la nation entière marchercontre eux pour punir leur rébellion, et les forcer d’obéir à la loiet au roi.
» Signé de Bouille.
» Pour copie conforme à l’original. Par nous, l’un des secré-taires de la municipalité.
» Nancy , le 5 septembre 1790.
» Signé Desrozan. »Proclamation de la ville de Nancy .
« Aux BONS CITOYENS.
» Le conseil général de la commune de Nancy croirait manquerau plus essentiel de ses devoirs envers le restaurateur de la tran-quillité de la ville, s’il ne s’empressait d’annoncer aux bons ci-toyens que c’est aux soins et au zèle infatigable de M. de Bouillé,officier-général, chargé de l’exécution du décret du 16 du moisdernier, que Nancy est redevable de la paix dont il jouit aujour-d’hui d’après les précautions les plus sages de ce général. Toujourspénétré de l’amour du bien public, il a su , dans l’exécution desordres, distinguer les bons citoyens d’avec les rebelles , cqntrelesquels le maintien de l’ordre l’a contraint d’employer les forcesqui lui étaient confiées. La cité mise sous sa protection spéciale, ila assuré les personnes et les propriétés. Aidé d’une armée composée