4o8 ÉCLAIRCISSE MENS HISTORIQUES
de troupes de ligne, de gardes nationales de Metz, Lens , Pont-à- Mousson et villages voisins, tous également esclaves de leur de-voir, et qui n’ont jamais perdu de vue le serment d’être fidèles à laloi et au roi, la défaite des rebelles étant inévitable, a parfaite-ment rétabli la tranquillité publique.
» Fait à Nancy , ce premier septembre 1790.
» Signé Poisson. »
Noie (D) , page 166.
A la suite du décret dont parle M. de Bouillé , et qui fut rendupar l’Assemblée nationale le 5 septembre 1790, son présidentécrivit les lettres suivantes :
Aux gardes nationales.
« L’Assemblée nationale a appris, Messieurs, avec satisfactionla conduite noble et courageuse que vous avez tenue sous les or-dres de M. de Bouillé, chargé de faire rentrer dans le devoir lagarnison de Nancy , qui refusait de se soumettre aux décrets sanc-tionnés par le roi. Le patriotisme et la bravoure civique que vousavez déployés dans cette circonstance malheureuse, en combat-tant des soldats rebelles , vous honorent aux yeux de la patrie ;vous vous êtes montrés dignes du nom glorieux de soldats-ci-toyens, en répandant votre sang pour la défense et la vengeancede la loi, et vous avez acquis, par votre dévouement généreux,des droits sacrés à la reconnaissance de tous les Français. »
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Aux troupes de ligne..
« Vous avez glorieusement rempli votre devoir, Messieurs, encombattant les soldats rebelles qui osaient enfreindre les décretssanctionnés par le roi, et rétabli l’ordre et la tranquillité publique.Le zèle et le courage que vous avez montrés dans cette circons-tance douloureuse pour assurer l’exécution de la loi , attestent àtous les Français votre amour pour la patrie et votre respect reli-gieux pour la discipline ; elle est raffermie dans l’armée, et vousaurez la gloire et la satisfaction de l’avoir les premiers restaurée.L’Assemblée m’a chargé de vous témoigner l’approbation qu’elledonne à voire conduite. »