ET PIECES OFFICIELLES.
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Au Directoire du département de la Meurthe.
« L’Assemblée nationale, Messieurs, a entendu avec une pro-fonde douleur le récit des malheurs dont la ville de Nancy a étéle théâtre ; cependant elle a été satisfaite d’apprendre que l’ordreet la tranquillité étaient enfin rétablis , et elle m’a chargé de vousremercier de votre zèle.
» L’Assemblée nationale vous exhorte, Messieurs , à faire tousles efforts auxquels pourra vous porter le patriotisme qui doitdistinguer ceux qui sont honorés de la confiance publique, pourmaintenir dans vos murs la paix dont les maux que vous avezsoufferts doivent encore augmenter le prix à vos yeux , la paixque l’on n’a pu vous rendre que par des moyens terribles. L’As-semblée verra avec plaisir le succès de vos mesures. »
« L’Assemblée nationale, Messieurs, a ressenti la plus vive afflic-tion , en apprenant le détail des maux qui ont désolé la ville deNancy ; elle m’a chargé de vous remercier de votre zèle pour lerétablissement de la paix et de la tranquillité. »
A M. Désil/es.
■» L’Assemblée nationale,Monsieur, a appris avec une juste ad-miration , mêlée d’une douleur profonde, le danger auquel vousa exposé votre dévouement héroïque; j’affaiblirais, en voulant lepeindre , l’attendrissement dont l'Assemblée nationale a été péné-trée. Un trait de courage et de civisme aussi sublime est au-dessusde tous les éloges; une récompense plus douce et plus digne devous, vous est assurée : vous la trouverez dans votre cœur, etdans l’éternel souvenir des Français . L’Assemblée nationale ap-prendra avec satisfaction, que vous êtes réservé à jouir encorelong-temps de la gloire dont vous venez de vous couvrir : c’est aunom de 1 Assemblée que je vous fais part de ces scutimens ; je mefélicite d’être son organe. »
M. Désilies, né en Bretagne , servait comme officier dans le ré-giment du roi. Lorsqu’on voulut mettre le feu au canon chargé àmitraille qui se trouvait eu face de la porte Stainville, il s’élançasur la pièce, et la couvrit de son coips. Ce sont vos amis, vos frères,