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en possession du comté fut demandée au nom de Ro-dolphe, comme descendant de ’Varenne, seconde fillede Louis comte de Neuchâtel , et ce par les mêmesdroits et titres qui avaient rendu Conrad de Fri-bourg habile à succéder à là comtesse Isabelle : queConrad était fils de Varenne, et que Rodolphe ac-tuellement postulant en était barrière petit-fils ; or,que le premier ayant succédé comme étant du chésaulde Neufchasiel, le second, par égalité de raisons,devait succéder aussi comme étant du même chésaul,vû que le comté était aux us de Bourgogne , ou lesfilles succèdent au défaut des mâles, appert les actesde i3i i et 1 35y, etc.; à quoi il fut ajouté au nom deRodolphe et par surabondance, que la suzeraineté dela maison de Châlons sur Neuchâtel était elle-mêmebien disputable, vû et d’autant que, lors du mariagedu feu comte Jehan avec Marie de Châlons, Conrad ,père du dit Jehan, assura par traité de mariage publicet solennel h son dit fils le comté de Neuchâtel pourle posséder, lui et ses héritiers, librement avec toutesses appartenances et dépendances, sans réserve aucunede foi et hommage à qui que ce soit; auquel acte ettraité fut présent et acceptant Jehan IV, de Châlons ,père de la susdite Marie épouse, lequel Jehan de Châ-lons n’ayant fait aucune opposition, fut censé consentirà l’abrogation de la relevance et renoncer au domainedirect : et que si ledit feu comte Jehan ne laissa passur la fin de sa vie de faire hommage au seigneurprince Louis de Châlons de présent, ce fut pour biende paix, sans préjudice des droits acquis à lui et à seshéritiers par le susdit traité de mariage.