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Les députés de Châlons n’opposèrent autre chose sice n’est que le comté de Neuchâtel était un fief mâleaux us d’Allemagne , qui ne pouvait être possédé quepar les descendans mâles en ligne droite; et pour ap-puyer leur doctrine, ils exhibèrent certains titres que jene trouve pas indiqués, et que je ne puis deviner.Bref, l’official prononça en faveur de notre comte Ro-dolphe; la sentence est aux archives de Trye, ainsique la plupart des pièces et titres relatifs à ce démêlé;de laquelle sentence le prince d’Orange appela au saintpère le pape et au siège apostolique ; on ne sait troppourquoi, si ce n’est que les papes se disaient encoreco-associés à l’empire.
Mais avant que de poursuivre cette affaire en courde Rome, Louis de Châlons essaya de rechef de gagnerles Bernois. Ses démarches furent d’autant plus vainesque le comte Rodolphe venait de renouveler sagementl’alliance et combourgeoisie avec ce canton, le 6 avrili 458, et avec celui de Soleure le jour de la St. George.Ce sage et habile sire s’était nourri de l’excellente doc-trine, si bien étudiée et suivie par nos anciens comtesau regard de messieurs des ligues suisses, persuadésqu’ils étaient que leur tout consistait à se tenir et colleraux dites ligues. De manière que le prince d’Orangeainsi bridé par ces deux cantons, de même que par lagrande affection des peuples du pays pour Rodolphe,singulièrement celle des bourgeois qui avaient mis enpièces l’acte fameux et très-indécent, passé l’an 14 . 06 ,en faveur de la maison de Châlons , se rabattit à la voiede la négociation, et proposa au comte Rodolphe desoumettre le différent au jugement du duc de Savoye