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ponse par écrit, disant en moquerie que ledit mes-sager pour sûr s’était fourvoyé par les chemins, vûqu’il était venu à Neuchâtel ès ligues suisses , contréequi ne dépendait en aucune manière de l’empire d’Al-lemagne . Par ainsi, on voit i° qu’en 1487, c’était déjàchose vulgairement notoire, même chez nous, que laSuisse était purgée de tout fief de la part de l’empire :2 0 Que nos pères alors déjà se tenaient pour Suisses etne voulaient tenir à autre territoire qu’à celui desligues, en quoi la guerre de Bourgogne les avait en-tièrement confirmés. Une chose assez remarquablec’est que les ministraux de Neuchâtel aient eu pareilleoccasion de le notifier à l’empereur et à l’empire, net-tement et par écrit.
Un autre fait doit être aussi noté : Le comte Phi-lippe en l’année t 49 2 > rendit à Claude de Neuchâtelles terres et seigneuries de Valmarcus, Gorgier etTravers, desquelles Jehan de Neuchâtel, père duditClaude, avait été dépouillé par le comte Rodolphel’an 1477, pour cas de félonie, et singulièrement pouravoir embrassé le parti de Charles le Hardi contre lesligues suisses . Or, dans l’acte de remise et de non-velle inféodation desdites seigneuries, le comte Phi-lippe agit et parle en vrai souverain, sans réserveraucunement la directe de Châlons , ni les droits do-minans de l’empire. C’est le premier coup de pied venuà ma connaissance, donné publiquement et en formepar nos comtes aux seigneurs supérieurs institués enl’an 1288.
Voici un fait plus notable encore: en l’année i 49 $>l’empereur Maximilien grandement courroucé que,