Band 
Tome premier.
Seite
47
JPEG-Download
 

Les particularités ci-dessus sont toutes tirées d’uneexcellente pièce que je trouvai aux archives de Trye ;c’est le verbal en vieux et piquant langage, fort biencomposé par Hugues de Vuillaufans, lequel récite avecordre toute cette querelle, en rapportant les pièces pro-bantes, chacune en son lieu. Certes, cet homme avaitbien de l’esprit et même du savoir, chose remarquableen ces temps où les nobles pour la plupart ne savaientni lire ni écrire. Et ne suis étonné que le comte Ro-dolphe en ait fait son principal agent en cette ardueaffaire, ni que l’administration de ce comte ait été sibonne, sachant si bien choisir ses serviteurs.

Poursuivons : il est certain que durant toute la viede Rodolphe, il ne fut plus question d’hommage, niparlé de relevance. Ce bon et habile prince étant morten 1487, eut pour successeur son fils Philippe deHochberg sous lequel je ne trouve nulle part qu’ilait été fait mention de la maison de Châlons . Ainsau contraire, je trouve dans le manuscrit du chanoineJaquesBaillodz (auchapitre des Remarques tirées desrégistres de la Collégiale ), certains faits curieux et quiméritent que je m’y arrête un petit; vû qu’ils indi-quent de visibles nuances de changemens arrivés enla forme politique et seigneuriale de ce pays, à cettedate déjà.

A peine Philippe était en possession du comté, qu’onvit arriver un messager qui apportait un mandementimpérial, par lequel la ville de Neuchâtel était somméede payer 200 florins d’or pour sa part de la sommeimposée au comte Philippe, en sa qualité de margravede Baden-Hochberg. Les ministraux donnèrent ré-