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paix, el par le verbal de la négociation qui amena la.dite paix, pièces dont j’ai copie de bonne source, onapprend que les dits ambassadeurs avaient ordre depresser la restitution du Comté, mais qu’ils eurent tantde peine à obtenir des Suisses la paix si instammentdemandée par la France , que ce ne fut qu’en glissantqu’ils hazardèrent une fois de parler de Neuchâtel , etqu’à ce mot il s’éleva dans l’assemblée à Fribourg untel murmure que les pauvres ambassadeurs crurent touteleur besogne gâtée; entr’autres certains députés des pe-tits cantons, se prirent à crier bien haut en leur rude lan-gage, non connu des dits ambassadeurs Français , les-quels tout épouvantés, s’étant enquis du sens des ditesfortes paroles, l’Avoyer de Fribourg leur en dit la si-gnification, savoir, que les Suisses ne rendaient ja-mais ce qu’ils avaient une fois conquête.
Il arriva toutefois une chose remarquable l’année sui-vante i5i 7 . La Comtesse Jehanne vendit à la seigneu-rie de Berne l’abbaye ou l’île de St. Jean (Jehan) avectout son territoire pour une somme modique, et vrai-semblablement dans la vue de se rendre Berne favora-ble et l’engager par tel sacrifice à disposer les autrescantons à lui restituer le Comté. Jehanne se réserva lajurisdiction sur la rivière de Thielle dont le bord de ladevait faire frontière. Berne fit si bien que les autrescantons ne s’opposèrent pas à cette aliénation, et qu’ilslaissèrent ainsi faire à Jehanne un acte de souverai-neté, tandis qu’ils disaient de l’avoir dépouillée de sonComté par droit de conquête. Il y a une chose ici queje n’ai pu savoir encore clairement et bien au juste: ils’agit d’un reversai ou acte secret, par lequel le cha-