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survenue dans la valeur des monnaies ( ce que chacunsait fort bien), et les bons offices de leur canton,.le-quel par cette complaisance de la princesse fut engagéà la faire rentrer en possession du comté, et autresmauvaises raisons : et au regard du droit de réachat,ils se récriaient (comme on le pense bien), jurant quec’était chose sans fondement. Si on veut faire attentionaux observations contenues en cet article, tout longqu’il est, on trouvera que plusieurs parenthèses, quisemblent digressives, tiennent toutes, un peu plus,un peu moins, à la matière que je traite, assavoir lesrévolutions survenues à la nature seigneuriale et po-litique du comté.
Le temps approchait auquel Jehanne allait être re-mise en possession de son bien. Le roi François I erécrivit l’an i 528 au corps helvétique une lettre bientouchante en faveur de notre princesse, sa cousine : jene la rapporte pas, vu qu’elle est assez connue; copieen gît aux archives en la liasse qui contient les piècesrelatives à la restitution du comté par les cantons. La-dite lettre est remarquable par la manière toute sup-pliante en laquelle ce roi de France , tout fier qu’ilétait de son naturel, intercède en faveur de Jehanne,disant aux cantons force raisons sages et bonnes, maisavec tant de douceurs et cajoleries, qu’il semble avoirbien peur de les fâcher. Ses ambassadeurs trouvèrentles esprits assez bien disposés ; la paix entre les deuxnations, bien cimentée depuis t 2 ans, avait convertila grande animosité des Suisses contre les Français enune vraie affection; de plus, le mari de Jeanne, Louisd’Orléans , que les confédérés avaient eu en singulière