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limites du côté de Grandson et Yverdun , ou du côtéde l’évêclié, soit au regard de l’abbaye de St. Jehanet de son territoire, aliénation non vieille, laquelle jecrois fermement avoir été faite sous clause de réachat,et pour mieux dire, aliénation nulle de fait et dedroit, par la nature et l’essence de notre comté : soitenfin au regard du territoire de Cerlier , du grandmarais et de la majeure partie du Vuilly , comme aussides baillages de Nidau et d’Arberg , sur toutes les-quelles choses il y aurait tant et tant à dire. Déduc-tion que je pourrai bien entreprendre par ci-après,si Dieu me prête vie. Quoiqu’il en soit et pour revenirà la susdite aliénation cle l’île et abbaye de saint Jehan,que j’ai fort sur le cœur, le chanoine Baillodz dit dansses mémoires qu’il n’était bruit dans tout le comtéqua de cette vente pour laquelle Berne ne paya quequelques milliers de ducatons milanais, que je ne puisindiquer au juste, n’étant pas assuré de bien lire lepremier chiffre suivi de trois zéros; à quoi il ajouteque la princesse se réserva le droit de réachat per-pétuel, par un acte particulier, mais en payant ledouble de la somme aux Bernois. Lesquelles particu-rités le chanoine dit les tenir de la bouche propre duhaillif Bremgartner qui régissait le comté l’année sui-vante i5i 8, pour le tour du canton de Schwytz . Cer-tain est-il qu’en diverses conférences avec des princi-paux de Berne pour affaires de seigneurie, j’ai conduitplusieurs fois la conversation là-dessus; ils convenaientque leur canton avaient fait cette belle acquisition àbon marché, mais sans pouvoir ou vouloir dire lequantième. Ils faisaient sonner fort haut la différence