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Neuchâtel comme au seul souverain. 2 ° L’aliénationprétendue par laquelle Claude Colier, soi-disant au-torisé, allibéra de fief la seigneurie de Valangin , dé-clarée nulle. 3°. La possession utile de Marie de Bour-bon , conservée aussi long-temps qu’elle ne sera pasremboursée des sommes par elle avancées. 4°. La com-tesse d’Avy déliera les sujets de Valangin de leur ser-ment de fidélité pour le prêter à Marie de Bourbon ,laquelle également les déliera à son tour, si elle vientà être remboursée, auquel cas la souveraineté demeu-rera toujours au prince de Neuchâtel . Cette sentencefut prononcée à Baden le 28 Novembre i584, signéepar tous les députés et agréée de toutes les parties.
Certes il y a plaisir à voir ainsi penser, dire et faire.L’habile femme que cette Marie de Bourbon ! Pouvait-on mieux et plus adroitement conduire et amener àbien une affaire difficile, et par des voies plus légales,naturelles et imposantes? Cette princesse avait vérita-blement la tête d’un homme d’état, car elle mania toutelle -même, n’épargnant ni lettres ni courses de sa per-sonne dans les cantons, quand elle croyait plus à pro-pos de parler elle-même, que d’écrire ou faire par-ler, quand bien elle avait auprès d’elle deux hommesd’esprit et bons serviteurs, Jean de Liverdis et Fran-çois d’Amours. Le choix de ces deux serviteurs prou-vait le discernement de cette princesse, car on se tromperarement par là sur le jugement qu’on porte des prin-ces : quelle différence entre une pareille administrationet les précédentes! Ce que je viens de rapporter des tra-vaux personnels de Marie de Bourbon , je le tire d’uneexcellente relation de M. de Liverdis, ambassadeur de