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Ce premier et grand pas habilement fait, le comtede Tourniel reconnaît les Trois-Etats pour juges, offrefoi et hommage pour la seigneurie de Valangin , et ob-tient par sentence contumace l’investiture de laditeseigneurie. Le comte d’Avy jette les hauts cris contrecette sentence, et remue ciel et terre. Enfin Berne etMarie de Bourbon fatigués de cette longue noise, seré-solvent à y mettre un clou. Ce canton avait une hypo-thèque sur la seigneurie de Valangin , pour la sommede trente mille écus prêtés à Réné de Challant , déjà en il’an i53g. Berne remit son titre à Marie de Bourbon ,laquelle en vertu d’un traité bien stipulé le 19 févrieri5yg, et munie de son titre d’hypothèque, prit posses- [sion de la seigneurie de Valangin par voies légales et jformes judicielles, toutefois sous la réserve de rendre ;le dit fief aux héritiers de Réné, soit à celui d’entr’euxqui rembourserait le montant de la dite hypothèque.Nouvelles démarches à Berne de la part de la comtessed’Avy, au sujet de la prise de possession de Marie deBourbon. Les bourgeois de Valangin qui s’accoutu-maient déjà à élever leur cornet et qui croyaient demieux avancer leurs affaires avec leurs seigneurs par-ticuliers, qu’en devenant sujets immédiats du princede Neuchâtel , présentent aussi leurs griefs, et deman-dent conjointement avec la comtesse d’Avy, que lesneuf autres cantons soient juges de la contestation. Mariede Bourbon y consent, et travaille à ce que ce dernierretranchement ne serve qu’à mieux assurer la préroga-tive seigneuriale du prince son fils sur le fief de Valan-gin . En effet, les neuf cantons prononcèrent i° que leseigneur de Valangin doit foi et hommage au prince de