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Tome premier.
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tirent que licences de la part cle leurs sujets, les audien-ces ou états de Valangin ne se contentèrent pas d’exis-ter comme suprême tribunal de justice en leur pays,par autorisation souveraine ; ils osèrent viser à la légis-lation dans le dit pays de Valangin , se fondant sur cequ’elle avait eu lieu sous Réné de Challant . Le sei-gneur de Vuillerans, Claude Mango, alors ambassa-deur de Marie de Bourbon , fit connaître aux gens deValangin l’extravagance d’une pareille prétention fon-dée sur les abus et désordres enfantés par la féloniede Réné ; et afin de leur faire voir combien ils se mé-connaissaient, il les renvoya soit à la prononciation desquatre cantons alliés, donnée à Soleurele 11 Août i576,soit à celle des neuf autres cantons donnée à Baden le28 Novembre i584- Bonne et sage réponse, contenuedans une relation fort bien faite du dit ambassadeurà Marie de Bourbon ; je l’ai trouvée à Trye avec quel-ques autres bien curieuses de la même main. Ce ClaudeMango entendait les affaires.

Si Marie de Bourbon fit faute en autorisant les au-diences ou plutôt les états de Valangin , elle conduisitbien par contre une affaire importante, qui assura pourjamais la possession de la seigneurie de Valangin , etla réunion de l’utile à la directe en bonne et due forme.Il s’était élevé aux années i58g et i5go une nouvellenoise embarassante. Nous avons vu plus haut que parla prononciation des cantons , la princesse était astreinteà remettre le fief de Valangin contre le remboursementdes sommes par elle avancées, quand le dit rembour-sement serait offert. Or les comtes d’Avy et de Tour-niel vendirent leurs droits à Frédéric de Wirtemberg,