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Tome premier.
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pour la mieux-value dudit fief, en sus de l’hypothèque,afin de le réunir à toujours à la directe ; ce qui fut ainsiexécuté après bien des discussions et de la résistancede la part du prince de Wirtemberg, auquel les can-tons firent entendre raison, en lui disant qu’un fief dela nature de celui de Valangin ne peut s’aliéner, et quele vassal qui l’entreprend sans la participation du sei-gneur supérieur, fait tomber son fief en commise ipsofacto. Finalement il fut arrêté, par traité du 21 Maii5g2, que Marie de Bourbon payerait 70 mille écusd’or sol de 27 batz et demi la pièce, et que par ce moyenle fief de Valangin serait réuni au domaine, et l’utileconsolidé à la directe. On me pardonnera la longueurde cet article, si on fait attention qu’il y a utilité etplaisir à considérer les fruits de la sagesse dans les ;vues et de l’habileté dans le choix des moyens, et qu’ilest tout à fait remarquable qu’une dame française, nondressée en ces matières, soit l’une des meilleures têtesqui aient travaillé à la chose publique de ce pays. La re-lation de cette affaire par le seigneur de Vuillerans,laquelle se trouve au château de Trye, dénote un bon, Iloyal et intelligent serviteur : je crois avoir déjà dit que Ice Claude Mango voyait et faisait bien ; mais il s’est ,vu et se verra dans tous les temps, qu’à tel maître telserviteur. Seulement 11e puis-je louer cette princesse d’a-voir continué, à l’exemple de ses devanciers de France ,l’usage abusif de tenir ici des ambassadeurs sans nulserment à l’état : la bonne règle voulait qu’on les eûtfaits gouverneurs ou lieutenants soumis au serment dûà l’état par nos formes, ou des envoyés, simples sur- <veillans et informateurs des choses, ayant l’œil sur les