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Tome premier.
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neurs, ceux ou celles que les parens chargeaient de lagarde noble de la personne, et de la curatelle des bienssitués dans le royaume. Or, M me de Nemours ayantété nommée par la parenté curatrice de son frère l’abbécl’Orléans , en remplacement de feue Madame la du-chesse de Longueville, elle fut aussitôt reconnue en cepays pour régente, et comme au lieu de suivre le belexemple que lui avait tracé en 1674 I a princesse dé-funte, son premier soin a été de marquer son ressen-timent aux plus affidés serviteurs de la susdite dame,sa belle-mère, je n’ai pu m’étonner de ma promptedisgrâce, surtout après avoir aussi peu écouté ses offresque ses menaces aux années 1672, 1675 et 1674. Ceserait chose bien peu digne d’attention et de petitevaleur pour l’état, si pour donner contentement à savindication, la nouvelle régente n’avait frappé que surmoi, mais quand on voit des personnages méritans ethonorables, congédiés pour faire place à certains qui-dams, quand on considère M. le gouverneur d’Aflfychassé du château et remplacé par Biaise de Mollon-din, ce Biaise dont il a été tant parlé ci-devant, il est,certes, bien permis de gémir et mal augurer de l’avenir.

La nouvelle régente vint à Neuchâtel l’année der-nière 1680 : on s’attendait que le but de son voyageétait de gagner l’affection de tous, et que sa premièrevindication étant satisfaite, elle ne répandrait plus quedes grâces et des bienfaits ; mais de nouvelles destitu-tions ont fait voir qu’elle ne pardonnait pas. Pour luicomplaire, les trois-états s’assemblèrent le 6 octobre,et ordonnèrent que la sentence flétrissante prononcéeen 1672, contre Biaise de Mollondin maintenant gou-