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mours ; c’était acquiescer publiquement à l’espèce dejuridiction que venait de s’attribuer le roi de France ,et construire nous-mêmes un pont dangereux. Il mesemblait que la seigneurie, pour éviter d’autant mieuxde paraître s’appuyer sur une décision étrangère, et decompromettre la prérogative souveraine, ensemble lacompétence des trois-états, n’aurait dû parler que de laconciliation opérée par les bons offices de S. M. T. C.,qui venait de reconnaître elle-même Mgr. Jean-Louis-Charles d’Orléans, souverain prince de Neuchâtel , etS. A. S. Madame sa mère, pour curatrice de sa per-sonne et de ses biens, conformément à la sentence destrois-états du 17 octobre 1672. Un tel langage étaitsans inconvéniens et aurait produit les mêmes effets.
En avril 1679, mourut Anne Geneviève de Bourbon-Condé , duchesse de Longueville, notre bonne, sageet tant aimable princesse régente. Les rares qualités deson cœur et de son esprit assez connues* n’ont be-soin que je les préconise en cet écrit ; c’est dans le fondde mon cœur que je veux nourrir jusqu’à ma fin lessentimens de reconnaissance et d’admiration que jedois à sa mémoire et à celle de notre excellent prince,Henri II , son illustre mari. Comment pourrais-je ou-blier les beaux et si doux momens de ma vie, qu’ilsm’ont permis de passer, en plusieurs occasions, auprèsde leurs personnes, et les grands biens qu’ils m’ontfaits?
Quoique notre coutume n’admette pas les femmesaux curatelles, si elles 11e sont mères ou aïeules, onavait toujours été dans l’usage, sous la maison d’Orléans,de reconnaître ici pour curateurs de nos princes mi-
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