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Tome premier.
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Louis XIV lui a promis de le favoriser en cette af-faire : voilà donc un redoutable champion qui s’avance.

D’autre part, je sais avec pleine certitude que M mode Nemours appelle à la succession de ses biens le che-valier de Soissons , et que si elle survit au prince sonfrère et lui succède à cette souveraineté, (ce qui nepeut lui manquer), elle est résolue d’employer tous sesefforts à faire désigner de son vivant le dit chevalierde Soissons pour son successeur au comté : lequel des-sein a été mis naguères par écrit en forme de promesse;de quoi j’ai bonne et assurée connaissance. Ce cham-pion-ci ne serait si nerveux que le prince de Conti, etne se présenterait que lorsque le nom d’Orléans seraitéteint, au lieu que l’autre, dit-on, voudra mettre de-hors la fille de la maison, ce qui serait une étrange en-treprise.

Il n’est besoin de dire que l’un et l’autre de ces pré-tendans n’ayant que des dispositions testamentairespour titres, et qu’une aliénation pour fondement deleurs droits, sont totalement inhabiles à succéder à unesouveraineté inaliénable, à un état successif et nonpatrimonial. Admettre l’un ou l’autre de ces préten-dans, ce serait bouleverser la nature seigneuriale decet état, saper jusqu’aux fondemens les lois et formesconstitutives immémorialement observées dans l’ordrede la succession, détruire le principe de Y inaliénabi-lité, si fermement établi de toute ancienneté, à priori,par la nature et l’essence de la chose et par les titresprimitifs; à posteriori , par une suite non interrom-pue de faits concordans, depuis les temps les plus re-culés et ci-devant déduits.