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Tome premier.
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sa lignée subsiste ; 6° Eléonore, mariée à Charles deMatignon, sa lignée subsiste.

Par ainsi Henri I er n’ayant eu qu’un frère, qui n’a paslaissé de postérité, il ne se trouve point de ligne col-latérale masculine ; donc il faut recourir aux lignescollatérales féminines : et comme Catherine et Mar-guerite n’ont pas eu lignée, Antoinette a formé la ligneaînée collatérale féminine, et Eléonore a formé laligne cadette.

Ce serait donc dan s la descendance d’Antoinette d’Or-léans , que se trouverait le légitime successeur à la sou-veraineté; et comme Antoinette d’Orléans ne laissaqu’un fils, Henri de Gondy, duc de Retz, lequel n’eutque deux filles, Catherine et Marguerite, il s’en suitpar les règles ci-dessus, que l’aînée Catherine ( si laligne directe s’éteignait maintenant) aurait le plus lé-,gilime droit à cette souveraineté, conformément àl’ordre linéal, inséparable d’un état successif tel quele nôtre, et qui a été, en effet, incontestablement et im-mémorialement suivi dans ce pays jusqu’à ce jour.

Mais comme il est souvent nécessaire en politique,ainsi qu’en chirurgie, de faire un mal pour en éviterun plus grand, ou en vue d’opérer un bien considé-rable, l’état des choses demandera peut-être, qu’à lasusdite prochaine vacance, on fasse violence à la loi enfaveur du salut public. Or, quels souverains nous pré-sentent les lignes collatérales féminines, soit de Gondy,soit de Matignon? Des gentilshommes, ou si l’on veutdes seigneurs français , qui, selon toute apparence,soutiendraient faiblement nos efforts en faveur de laloi, quand ils auraient à lutter contre François-Louis