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de Bourbon-Conti, prince du sang de France , étayépar Louis XIV et par les cantons catholiques. A quoij’ajoute que des gentilshommes ou seigneurs français ,asservis comme ils le sont à cette heure, seraient desprinces dangereux pour ce pays, moins par les chosesqu’ils pourraient faire au-dedans, que par celles qu’ilsne pourraient empêcher au-dehors.
D’autre part je suis informé, et cela de bon et hautlieu, qu’à l’ouverture susdite, plus d’un soi-disantayant-droit, comme issus du sang de Châlons , se pré-senteront pour faire revivre l’antique et caduque su-zeraineté cle cette maison éteinte.
Au milieu de tout cet appareil qui menace rudementce pauvre pays, par tant de conflits dont on ne peutrien prévoir de bon, il est, certes, bien raisonnablede s’occuper l’esprit d’une nécessaire et périlleuse oc-currence toute prochaine, et de ruminer un peu d’a-vance sur le parti le plus opportun à prendre.
Entre les diverses pensées qui m’ont été manifestéespar des personnes dont j’estime grandement la droi-ture et les lumières, et qui s’inquiètent avec moi desdits futurs contingens, j’ai remarqué un parfait accordi° sur le danger qu’il y aurait, après l’extinction de lamaison d’Orléans, de retourner sous la dominationd’un souverain, français de nation, et partant sujettu roi, maintenant que l’autorité royale n’a plus debornes, et que la Franche-Comté est annexée à la cou-ronne ; 2 ° sur la nécessité qu’il y aurait pour le salutde l’état de prévenir à l’avance les maux qui devrontrésulter du choc de tant d’intérêts différens; intérêtsauxquels diverses puissances de l’Europe ne manque-