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Tome premier.
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1673 , que de la régence actuelle ; 3° parce que l’intérêtparticulier de certaines familles et personnes assez con-nues qui espèrent avancer leur fortune et crédit en laclientelle de tel ou tel futur prince et qui ne trouve-raient grand profit individuel en la forme républicaine,la contrecarreront de tout leur pouvoir; 4° P arce queles gens de Valangin , tant gâtés depuis long-temps, ettant mignonés maintenant par M me de Nemours , nese contenteront de la place qui leur est assignée dansle plan, quand bien l’auteur qui les connaît, la leur afaite toute belle; car, comme ils ne se souviennentplus que leur pays n’a jamais été autre chose qu’un fiefservant du comté de Neuchâtel , et qu’ils disent aujour-d’hui que c’est aussi un comté souverain, ils ne manque-raient pas de vouloir régenter en cette affaire, si mêmeils ne prétendaient faire une république à eux seuls.

Les obstacles externes me semblent plus grands en-core: le roi LouisXIY heureux et redouté, fort accou-tumé à faire toutes ses volontés chez lui et souvent chezles autres, voudra-t-il pour nous faire plaisir, aban-donner un prince de son sang, ou tels seigneurs fran-çais qui diront avoir droit à cette souveraineté? Celane me semble nullement probable; d’autant que lesSuisses ne se mêleront pas de cette affaire, s’il en de-vait provenir la moindre brouillerie avec la couronnede France, quand bien le véritable intérêt de la Suisse demanderait que ce pays fût plus pleinement dans l’in-corporation helvétique par son convertissement en ré-publique. Si l’état des choses était encore aujourd’huicomme du temps de Louis XII ou de François I er , ilnous suffirait d’avoir les cantons pour nous ; mais la