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cesse sa belle-mère, en 1679; et quand je disais quetel mauvais train ne pouvait durer, on a pu croire quele dépit d’être disgracié et congédié me faisait voir etparler tout noir : mais, certes, je ne me trompais pas,car le désordre devint si grand, qu’il fallut ôter la ré-gence et curatelle à la dite dame au bout de trois ans,en 1682. En son lieu et place furent établis régens etcurateurs les princes de Bourbon-Condé père et fils,assavoir Louis, guerrier renommé, et Henri-Jules , titréduc d’Enghien. On peut dire avec vérité, et la justicele veut, que les dits prinees-régens prirent un toutparticulier soin de remettre le bien là où M me de Ne-mours n’avait mis que le mal; ce qu’on ne doit en-tendre de mes charges et offices qui m’ont aussitôt étérendus par messeigneurs les princes; certain est-il queje prônerais tout également la sagesse de leur régence,quand bien ils n’auraient pas jugé à propos de me rap-peller ; preuve en est que le prince Henri-Jules me ré-voqua derechef neuf ans après, en 16g 1 (pour raisonsque je dois croire bastantes, quand bien elles ne mesont connues) et que je ne cesse pour cela de dire quel’administration et curatelle des dits princes de Condépère et fils, fut aussi louable et utile que celle de M mcde Nemours avait été vicieuse et dommageable.
2 0 Jean-Louis-Charles d’Orléans , duc de Longue-ville, notre souverain prince, étant mort en l’abbayede St.-George le 24 janvier i 6 g 4 , M me la duchesse deNemours, sa sœur consanguine lui a succédé, conformé-ment aux lois et usages de l’état au regard de l’ordre de lasuccession, non toutefois sans concurrent, ainsi que je leprévoyais, lorsque je disais en l’écrit ci-dessus que le