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Tome premier.
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prince de Contivoudra mettre dehors la fille de la mai-son. En effet le dit prince s’est présenté comme héritiertestamentaire du dernier duc de Longueville, mais sesprocureurs et partisans, ne voyant nulle apparence desuccès, n’ont l'aitque les démarches et instances néces-saires pour manifester des droits et prétentions qu’ilsespèrent, disent-ils, mettre en évidence en son temps;sur tout quoi ils estiment avoir fait acte de diligencepar la démarche ci-dessus. Certain que si le roi LouisXIV survit à M me de Nemours , maintenant notre sou-veraine princesse, et qu’il continue à épauler le princede Conti, ce joûteur-ci sera difficile à désarçonner.Mêmement ne serais-je du tout surpris, si, avant qu’ilsoit bien du temps, il arrivait grabuge et désarroi dansle pays, vu les haines et vindications sans cesse exer-cées par la nouvelle souveraine contre tant de bravesgens qui ne peuvent supporter l’insolence et méprisdes mignons et favoris de ce jour; qui vivra, verra.

3 ° Ainsi que je l’ai prévu et annoncé ci-devant, M mede Nemours amena le chevalier de Soissons avec elle,en 16g4, lorsqu’elle vint prendre possession de la sou-veraineté , son dessein étant de sonder et accoutumerles esprits au regard du dit chevalier, mêmement dele faire désigner et reconnaître son successeur pendantson séjour en ce pays, l’ayant institué son héritieruniversel, par disposition solennelle du 18 février 16g4,et lui ayant permis depuis lors de prendre le titre demonsieur de Neuchâtel et de donner à sa fille celui demademoiselle de Neuchâtel ; lequel dessein de M me deNemours se manifesta publiquement le jour mêmequ’elle fut installée ; car entendant prononcer la sen-