245 —
la dite messe dût être bas mise et la vraie parole de Dieuprêcliée et annoncée, le tout au contenu de la paix généralefaite et dressée par mes très-redoutés seigneurs, messieursdes lignes, au lieu de Bremgartcn, toutefois en réservant àla dite illustre dame et comtesse que ce ne lui doive préju-dicier à sa souveraineté, ni en nul point de sa seigneurieet justice, en façon quelconque, et semblablement à la diteville de Neuchâtel , à leurs franchises et libertés. Et pource que le dit jour a été fait un plus par lequel du coté desbourgeois tenant la foi évangélique se sont trouvés dix-huithommes plus que de l’autre coté des tenans la dite messe, aété dit et accordé par les dites ambes parties que doréna-vant paix et fraternelle amour soient et doivent être entreles dites parties, sans qu’à l’avenir par aucuns d’iceux, àcause des dits différens, nul reproche ne soit fait aux autresen manière quelconque, et que nuis maltallens doivent detoutes parties être pardonnes et bas mis , sans iceux jamaisvenger en nulle manière, et que dorénavant en la dite ville deNeuchâtel ne soit célébrée, ni dite la messe, le tout au con-tenu des articles faits et dressés par la dite paix de Brem-gartcn , de laquelle paix prient ambes parties nos dits très-redoutés seigneurs de Berne en avoir un double, afin quetant mieux ils puissent icelle observer et entretenir. Et nes’entend que le dit plus fait par les dits bourgeois s’étendsinon en la ville et paroisse du dit Neuchâtel , toutefois quesi aucuns bourgeois forains étaient illuminés de la grâce deDieu d’accepter la foi évangélique, le dit seigneur gouver-neur ne les devra punir ni châtier, par aussi que les ditsde la ville de Neuchâtel ne feront moleste ni innovation enl’abbaye de Fontaine-André ni autres monastères et pa-roisses du dit comté. Pour ce aussi que les prêtres et autresgens de tous états craignaient que outrage ne leur fût faiten leurs corps et biens, a été promis de tous côtés de iceux
• 16 *