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souffrir en bonne paix, sans eux faire opprimation ni vio-lence en leurs corps et biens et de non les empêcher, sinonpar voie de justice, à peine de l’amende. Semblablementont promis payer et satisfaire à ma dite dame et à tousautres à qui il sera dû raisonnablement, tous dixmes, censes,rentes et revenus, comme du passé a été accoutumé, et àma dite dame et au dit sieur gouverneur faire et rendretoutes obéissances, comme bons et féaux bourgeois, en luidonnant force à devoir punir les délinquants à cette ditepaix contrevenants, un chacun selon son démérite. Pourlaquelle chose, les dits seigneurs ambassadeurs de Berne ,de la part de leurs seigneurs supérieurs, ont tous ensembledéclaré vouloir donner force à ma dite dame et au dit sei-gneur en tous les points d’icelle raisonnables, et d’aider àmaintenir et observer. Fait et donné l’an et jour que des-sus , sous les sceaux des dits seigneurs ambassadeurs, lesceau du dit seigneur gouverneur et le sceau de la dite villede Neuchâtel , assavoir delà mairie.
Slote
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Le prince de Condé à qui l’état et le cardinal Mazarindevaient, l’un sa gloire, l’autre sa sûreté, mettait ses ser-vices à trop haut prix et devenait rebelle à force de pré-tentions : il s’opposait d’ailleurs au mariage de la nièce ducardinal avec le duc de Mercœur ou de Vendôme . Il futrésolu de le faire arrêter, et l’occasion était favorable parla brouillerie ouverte où ce prince était avec les Frondeurs,et dont la reine profita en se réunissant à eux. La duchesse