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de Chevreuse gagna le duc d’Orléans et excita sa jalousiecontre le prince de Condé, au point de lui faire désirerqu’on l'arrêtât. Cela fut exécuté le 18 janvier par Guitaut,capitaine des gardes de la reine ; et comme on craignait lestroubles que le prince de Conti et le duc de Longuevillepouvaient exciter à cause de cet emprisonnement, le roiprit le parti de faire arrêter à la fois ces trois princes auchâteau de Vincennes, d’où on les fit conduire le 28 aoûtà Marcoussi , et de là le 26 novembre au Hâvre-de-Grâce.A cette nouvelle la duchesse de Longueville, sœur du princede Condé, se sauva en Normandie , où le roi, accompagnédu comte d’Harcourt, la suivit le 1 e1 février, pour y pré-venir les entreprises de cette princesse. Cette dernière sesauva en Hollande, pour revenir bientôt après à Stenay ,où le maréchal de Turenne et elle firent leur traité avec lesEspagnols. Abrégé chronologique de l’histoire de France par le président Hajnault, année i 65 o. Annales de Neu-châtel et Valangin par Jonas Boyve , t. 2, meme année.
Henri II d’Orléans-Longueville, comte de Neuchâtel , fitalors remarquer combien il savait distinguer ce que ses su-jets de Neuchâtel lui devaient comme à leur prince, d’avecce que ces mêmes Neuchâtelois, considérés comme Suisses ,et attachés en cette qualité au service militaire de France ,devaient à ce service, aux dépens même de leurs senlimenspour lui. Détenu au château de Vincennes avec ses deuxbeaux-frères , les princes de Condé et de Conti, dont le roiLouis XIV soupçonnait le premier d’en vouloir à son trône,la garde du château et conséquemment de ces trois princesfut confiée au régiment des gardes suisses dont une demi-compagnie, commandée par le capitaine Félix de Marval deNeuchâtel , devait à son tour monter la garde. Ce capitainerefusa de marcher, se fondant sur ce qu’étant né sujet duduc de Longueville, comte de Neuchâtel , au nom duquel