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Sur l’avis que M. le gouverneur a donné de la mort affli-geante de notre auguste souveraine (M me la duchesse deNemours ) et les réflexions que MM. les maîtres-bourgeoisont faites sur la perte sensible que cet état vient de faire,ils auraient jugé nécessaire d’assembler le conseil extraor-dinaire. Les gouverneurs et députés des gens de conditiondu Val-de-Ruz y ont été appelés pour délibérer sur ce qu’ilconvenait de faire dans cette conjoncture, qui n’est pasmoins triste qu’importante et périlleuse, puisqu’en nousmontrant d’un coté que nous sommes privés pour toujoursd’une des meilleures princesses du monde, qui faisait lebonheur et la félicité de ses peuples, et de qui la mémoiresera en bénédiction éternelle au milieu de nous et de nosdescendans, elle nous fait voir de l’autre côté des dangerset des précipices affreux, dans lesquels cet état pourrait tom-ber, si Dieu n’a pitié de lui, et ne veut bien en sa grâcelui accorder et à tous ceux qui le composent, un esprit desagesse et de modération, par lequel le général et le parti-