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provient manifestement d’une conformité de noms entreplusieurs du Chézaul ou maison de Neuchâtel , maisde différentes branches, comme aussi de l’usage suivipar plusieurs mâles des dites branches cadettes de s’in-tituler comtes de Neuchâtel , pour dire qu’ils étaientde la maison des comtes, lesquelles causes ont aussiinduit en erreur divers historiens et chroniqueurs. Et,comme la simple déduction de la dite filiation et suc-cession de nos comtes et de leurs noms et titres, sansautre objet, serait chose insipide et de petite valeur,j’indiquerai sommairement, chemin faisant, les chosesdignes d’annotation qui se sont passées sous chacundes dits comtes, non toutefois que je veuille écrire unehistoire : mon dessein est seulement de fournir un indexqui pourrait un jour être mis en liaison et récit parquelque homme de bien suffisamment éclairé, lequelne manquerait de se faire grand honneur, en offranttel beau présent à ce pays.
Le maire de la Brévine , Samuel Chambrier, entre-prend à cette heure quelque chose de semblable, toute-fois non à la manière de Tacite , ainsi que j’ai pu enjuger, ayant trouvé moyen de voir et parcourir cet écritqui n’est encore parachevé. J’y ai bien remarqué lamême suite et filiation de nos comtes de la premièrerace, que celle indiquée par le chanoine Baillods, ettirée du cartulaire de notre collégiale : mais au regarddes choses historiques, bien qu’elles soient déduitesavec plus d’ordre, meilleur langage et moins de fablesen cet écrit du maire de la Brévine qu’en la compila-tion du maître-bourgeois de Thielle, certes il m’a paruque ce n’était encore ici qu’une compilation dénuée de