Band 
Tome second.
Seite
3
JPEG-Download
 

preuves; car, bien que divers actes et titres y soientcités, les lieux où ils reposent ne sont pas désignés,et la plupart des faits et dits y sont rapportés sans nulleautorité.

Il n’y a moyen d’historier longuement sur nos pre-miers comtes connus, sauf par des fables, d’autant queje n’ai vu nuis documens et titres des 10 e et i i e sièclesen ce pays, bien moins encore au trésor des chartesetarchives de la seigneurie, si misérablement appauvri,ainsi que j’en ai déjà fait mes complaintes en plus d’unlieu. Or, ne voulant rien alléguer sur pures traditionset sans quelques autorités, mon principal guide pour cestemps anciens, au regard desquels les documens pri-mitifs nous manquent, sera le bon manuscrit du cha-noine Jacques Baillods, qui vivait au temps de la réfor-mation, et duquel j’ai déjà fait honorable mention en lapremière partie de cet écrit. Ce judicieux écrivain in-dique le cartulaire du chapitre et le tout vieux missel,comme les sources auxquelles il a puisé ce qu’il ditdes premiers comtes. Il fait aussi mention d’un registrecommencé sous le comte Louis, et continué successi-vement par les chanoines, lesquels y couchaient leschoses mémorables relatives à ce pays. J’en ai déjàparlé, mais j’ignore si par le dit registre il faut entendrele cartulaire, ou s’ils formaient deux écrits difierens,ce qui me paraît vraisemblable, vu qu'il y a lieu decroire par ce que dit le chanoine Baillods, que le car-tulaire était aussi ancien que le chapitre, non qu’il ledise positivement. Je n’ai nulle connaissance des sus-dits antiques écrits, sauf de quelques missels qui nenous apprennent grand chose, et qui ne sont, pour