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Je rapportai d’Avenche trois pierres prises à troisextrémités différentes de la grande muraille, laquelle,pour le dire en passant, est construite, ainsi que lesdiverses tours placées de distance en distance, avecdes pierres jaunes de figure cubique, et assez régu-lières, travail immense et presque incroyable, vu l’é-tendue, épaisseur et hauteur des dites murailles ettours. Ayant fait examiner par nos plus habiles ma-çons, et carriers les pierres que j’avais apportées d’Aven-che, tous les ont reconnues pour être de nos environs,et prétendent qu’on ne peut s’y tromper. Leurs raison-nemens et allégations me conduisirent à quelques re-cherches, par lesquelles il m’a paru que cette pierrejaune ne se trouve dans sa véritable et plus intègre es-pèce que depuis Serrières jusques à Hauterive, faisantla base du coteau borné au nord par les Repaires, leSeyon, de là par une ligne qui embrasse le Tertre, suitle vallon de Fahy tirant à la Coudre et Hauterive, letout borné au midi par le lac : non toutefois que lerocher sur lequel tout ce coteau de vignes est assis, soitentièrement le même pour le grain, la qualité, les lits,la dureté et la nuance. Seulement veux-je dire que c’estla même espèce de pierre, bien que sujette à variété,et mêmement mélangée par fois de concrétions en-tièrement étrangères, comme en certaines roches decailloutage ès environs de Yieux-Châtel. Et ce fut pourraison de ces différences, que mes experts s’accordè-rent à dire que l’un des cubes apportés d’Avenche sortait des carrières de Port-Roulant , et les deux au-tres de la Favarge, par ainsi le premier au couchant,les deux derniers au levant, à la distance d’une petite