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lesto) labore tractis Aventici moenia instituta (instau-rata) Titus Vespasiani Augusti filius declicavit.
Sans m’arrêter à décrire les variantes de nos doctes,vu qu’ils étaient cl’accord sur le fond, j’ajouterai seu-lement que, sachant le peu d’estime que les gens d’A-venche font de ces choses, n’ayant conservé de tantde monumens que quelques inscriptions mutilées etlong-temps abandonnées, j’eus dessein de faire trans-porter par bateau la susdite inscription à Neuchâtel ,mais le baillif y porta opposition : sur quoi le bon pas-teur du lieu nous dit en branlant la tête : « Votre ins-« cription a bien la mine d’être employée comme plu-n sieurs autres à fonder cave ou écurie. » Certain est-ilque dix ou douze ans après, en ayant pris informa-tion à réitérées fois, il ne s’en est retrouvé trace au-cune. Quoiqu’il en soit, ce monument nous apprenaitque Noïdenolex subsistait au temps de Yespasien, aupremier siècle de l’ère chrétienne. Mais en quel lieuétait son assiette? C’est ce qu’il faut tâcher de décou-vrir.
Par toutes les informations prises soigneusement dedivers côtés, il me paraît certain que tout autour d’A-venche, à plusieurs lieues à la ronde, il n’y a aucunecarrière connue qui fournisse des pierres de la nature decelles qui composent la vaste muraille de l’ancienneAvenche , et que les carrières ou mines les plus prochesqui ont pu donner les dites pierres avec abondance etfacilité, vu la communication des lacs et commoditéde transport par bateaux, semblent évidemment avoirété les nôtres. Laquelle considération générale peutbien être fortifiée par certaines observations particu-lières.