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Tome second.
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droit où le torrent tombait d’une roche dans le lac,comme il est aisé d’en juger par l’inspection des lieux.

Que les Romains aient eu un fort sur notre rocher,c’est ce que je crois voir indiqué par Ammien-Mar-cellin , sage et judicieux écrivain qui vivait sous le règnedu célèbre empereur Julien , environ 5o ans avant queles Bourguignons s’emparassentdel’Helvétieoccidentaleet de la Séquanie. Sans transcrire ici cet historien quechacun peut consulter, il me semble qu’on ne sauraitplacer plus naturellement le poste dont il parle, quesur notre butte. Sa situation veillait également sur lelac et sur le grand chemin qui communiquait au paysdes Séquanois et à celui des Rauraques, lequel grandchemin passait par le Parc , ainsi que je le dirai ci-après , et était un rameau de la grande route militaired’Avenche à Vindonisse.

L’établissement de cette forteresse romaine peut pa-raître d’autant plus vraisemblable, que les historiens fontentendre que, depuis l’expédition de Cæcina sous Vitel-lius, les Romains construisirent des forts dans l’Ilelvétie,afin de la contenir par des garnisons, et que ces fortsfurent multipliés sous l’empire de Probus, afin de ga-rantir l’Helvétie des incursions des Germains.

Si donc il y a grande apparence que les Romains tin-rent un poste fort sur notre roche ( sans parler d’unevieille tour, dont une vieille tradition attribue la cons-truction à l’un des Césars, et qui est la tour des pri-sons d’aujourd’hui ), il n’y a pas moins d’apparenceque l’abri et protection du dit fort, comme je l’ai dit,attira des colons au 5 e siècle, peut-être plus tôt, peut-être plus lard, qui se logèrent vis-à-vis de la forteresse