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Tome second.
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ULRICH II,

TROISIÈME COMTE.

Selon le manuscrit de Bâle , ce comte lit de grandset inutiles efforts pour soutenir Bourckard, comte deNeuchâtel, son oncle, sur le siège de Bâle . Il s’étaitélevé des brouilleries dans le chapitre par cabales decertains chanoines, que soutenaient des seigneurs dela Haute-Alsace, alors nommée Sunclgau. Ceux-ci,voisins turbulens, avaient eu souvent maille à partiravec le prélat qui, étant d’humeur altière et guerroyeur,ne les avait pas marchandés. Ulrich n’ayant pu par-venir à moyenner paix et concorde à l’amiable, en fa-veur de son oncle et féotier, dit le chanoine Baillods,résolut de l’aider à main armée : mais Rome s’en mêlaet ayant menacé d’un interdit notre comte Ulrich,l’évêque Burckard de Neuchâtel fut finalement déposé.

(iii3.) La grande affection d’Ulrich II pour unesienne sœur, dame supérieure des Ursulines de Neu-châtel , le détermina à venir y fixer son séjour, tout àcôté du monastère, où sont maintenant les prisons, les-quelles étaient le chastel d’autrefois. Diverses compi-lations qu’on nomme histoire, comme celles du maître-bourgeois de Thielle et du maire de la Brévine , SamuelChambrier, assurent que le comte Ulrich se retira àNeuchâtell’an 1118, ensuite d’un tremblement de terre,qui avait renversé son grand et beau château de Fænis.