Band 
Tome second.
Seite
70
JPEG-Download
 

— 70 —

J’ignore sur quelles autorités repose cette assertion.Bien est-il vrai que, selon plusieurs écrivains suisses et allemands, un terrible tremblement de terre ruinavers ce temps-là divers châteaux de l’Uchtland, partiede l’Helvétie jà décrite, ce me semble, en la premièrepartie de cette notice.

11 ne faut certes s’étonner si le bon Jacques Baillodstémoigne un si grand contentement, en transcrivantde dessus les manuscrits de notre collégiale, les chosessuivantes. 11 dit qu’Ulrich II, après avoir établi sa de-meure à Neuchâtel , et voulant gagner l’affection deshabitans de la ville basse ou Neubourg, ensemble leurbailler courage à relever le bourg si souvent assiégé,saccagé, brûlé naguères, allégea grandement leur durecondition.

Premièrement, le seigneur comte renonça au droitde rude bâton , par lequel il pouvait enlever et fairesien le cheval de son sujet, ou telle bête à cornes qu’illui plaisait (soit aux officiers préposés par lui), de tou-cher avec le bout d’un bâton. 2 ° Il les affranchit deVassujétissement à la glèbe, moyennant toutefois qu’ilsne sortissent pas de ses autres pays et domaines. 3° Dé-claration que ceux-là qui bâtiraient dans Neubourgmaisons en pierre à leurs dépens, seraient, eux etleurs descendans mâles, tant qu’il en resterait, jouis-sans emphytéotes des dites maisons, lesquelles seraientfranches, tant qu’il n’y aurait lieu à retour par extinc-tion de race. 4 ° Concession gratuite des graviers assisau pied, tant de la haute que de la basse ville, à ceuxqui bâtiront maisons en pierre, avec même franchiseque dessus : à quel effet le comte Ulrich fit prolonger