— 72
Ici le chanoine Jacques Baillods témoigne sa sur-prise de ce que les anciens manuscrits de la collégialene faisaient nulle mention de la relevance des deuxfrères cadets, étant persuadé qu’ils tenaient leurs terresà foi et hommage du comte de Neuchâtel , leur frèreaîné, chef duchezaul, auquel, dit-il, la dominance etdroit de retour appartenaient incontestablement. Il nepeut y avoir doute aucun à l’égard de Berthold, seigneurdu Vaux : les faits ont toujours assez prouvé la domi-nance et droit de retour du comte de Neuchâtel surcette seigneurie. Quant aux comtes de Nidau et deStrasberg, comme aussi à l’égard de la baronnie de Has-sembourg, on peut consulter le mémoire très-curieuxet fort savant du chancelier Jean Hory, au regard desdroits du prince de Neuchâtel sur tous les anciens do-maines du chczaul ; auquel mémoire j’ai joint mes oh -servations, quelquefois contradictoires, vu que le frot-tement produit parfois feu et lumière.
Remarques. Lorsque le chanoine Baillods, en par-lant de Burckard de Neuchâtel, évêque de Bâle , l’ap-pelle féotier, c’est-à-dire, vassal du comte UlrichIIsonneveu, il suivait le texte des anciens manuscrits denotre collégiale. Mais, d’où provenait cette vassalité duprélat? Comme seigneur temporel de l’évêché, il nerelevait nullement du comte de Neuchâtel . Etait-ce pourla baronnie de Hassembourg, qu’il avait eue à sa partde la succession d’Ulrich I er son père ? Ou bien tenait-ilquelques fonds, cens ou dixmes en fief-lige du sire deNeuchâtel ? C’est ce que je ne puis apercevoir nullepart un peu clairement. Or, il m’a paru nécessaire d’a-vertir celui qui voudra quelque jour être l’historien de