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le mur d’enceinte vers St.-Maurice d’aujourd’hui, làoù était pour lors le bord de l’eau, avec large et profondfossé au levant, letoutàses frais. 5° Pour mieux avancerson beau dessein, ce prince, certes tout sage, octroyacertains privilèges, vrais droits de bourg, auxhabitansde sa ville capitale, lesquels il titra de burgenses , bour-geois. Par l’octroi, les dits bourgeois acquirent le pou-voir d’élire douze prend’hommes , dont deux appelésministrals étaient chefs de ce collège, lesquels minis-trals et preud’hommes furent chargés de régenter bonordre et police en la ville, selon règles à eux baillées.Par le même octroi, la garde et custode de Neubourgfut remise aux bourgeois; partant tous pouvaient et de-vaient avoir armes et accoutrement de gens de guerre, etcomme tels, être commandés et conduits par l’un des mi-nistrals, dénommé Centurio ministralis, toutefois soussuprême autorité du seigneur comte, ou de son cas-tellan, tant au regard de la police que des armes. Touteslesquelles choses furent ainsi baillées et octroyées lelundi devant la fête de la nativité de Notre Seigneur l’aniii 3, les chanoines de la collégiale à ce présens, etnommés gardiens cl’icelles. Telle fut l’aurore du beaujour d’entière liberté, qui luisit sur Neuchâtel au sièclesuivant, sous un autre Ulrich.
Le comte Ulrich II mourut à Neuchâtel au mois d’aoûtde l’année i i 32, laissant trois fils d’Anne de Kybourg,sa femme. Ensuite du partage par lui ordonné, son filsaîné Raoul ou Rodolphe fut comte de Neuchâtel : le se-cond , Mangold, fut comte de Nidau et de Strasberg,dont dépendait la ville de Buren et son territoire ; et letroisième, Berthold eut le Val-de-Ruz et les mon-tagnes.