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plus promptement charrié assez de terres et graviers,pour y asseoir maisons et rues nouvelles, dès le fondde la dite baie jusques et comprise la place des Halles,au bout de laquelle j’ai commencé un nouveau quar-tier en faisant bâtir la maison de l’angle. Or, ce futprincipalement depuis les défrichemens du Yal-de-Ruz,commencés peu d’années après la mort d’Ulrich II, quele Seyon amena force matières : car, tant qu’il avaitété couvert de bois, le terrain bien retenu par la mul-titude des arbres et de leurs racines, ne se dégravoya quepetitement; mais une fois les terres du Vaux nettoyéesde bois et de broussailles, elles vinrent successivementet en plus grande abondance combler la baie, et deproche en proche fournirent du fond à construire mai-sons les unes après les autres, et former des quartiersneufs, mais sans nulle règle, selon la coutume du vieuxtemps, ainsi que le témoignent toutes les vieilles villes.Par ce moyen se joignirent enfin le chastel et Neu-bourg, la haute et la basse ville, pour n’en faire plusqu’une.
4° Il convient d’observer que les terres qui formè-rent une seigneurie à Berthold, n’avaient pas l’étenduede celles qui composèrent dans la suite la seigneuriede Yalangin sous la maison de Neuchâtel-Arberg.Berthold ne possédait que la partie du Vaux qui estau joran ou septentrion du Seyon, avec les monta-gnes du dit côté. Yalangin pour lors ne consistaitqu’en quelques chétives cabanes au pied cl’un donjondans lequel étaient logés une couple d’hommes royéspour la sûreté des passagers en ce coupe-gorge. Lechâteau et le bourg qu’on y voit maintenant, ne fu-